La perle noire bénéficie d'un certain privilège: elle a très peu de rivaux. Les autres pays qui exportent des perles produisent majoritairement des perles avec un type nacre différent et n'arrivent pas à recréer le lustre magnifique et les couleurs diverses de la perle de Tahiti. A/ Création et Récupération des perles.
- L'aventure de la perle commence avant tout par la collection des jeunes huitres, appelées naissains, et de leur grossissement, afin d'atteindre une taille adulte suffisante pour pratiquer la greffe. - Le greffeur a un rôle particulièrement important dans la ferme perlière; c'est une étape critique. C'est elle qui va décider des chances de survie de l'huître perlière. -Ensuite, les plongeurs tahitiens vont récupérer ces huîtres au fond de l'océan et vont les ramener à un centre de triage pour les perles. B/ Le triage des perles. - Avant que le vrai triage commence, les perles sont tout d'abord lavées. La première phase du tri est de sortir toutes les perles rondes du tas. Toute perle qui n'est pas ronde sera triée plus tard. Durant la deuxième phase, il s'agit de classer les "gouttes" et les poids. Pendant la troisième phase, parmi les perles rondes sont choisies les perles exceptionelles. Enfin, la dernière phase est la séparation en fonction de leur ton. Pour mieux comprendre le triage des perles, veuillez visiter ce site: http://vimeo.com/33339218 C/ Vente et exportation des perles. - Après ces étapes de la création, de la récupération, puis du triage, les perles sont en grande majorité exportées. Les perles sont exportées et non pas vendues en Polynésie car elles s'y trouvent trouvées et n'ont donc pas une grande valeur. Si les ateliers de triage ne font pas partie de l'entreprise qui fait l'exportation, les perles vont être vendues à une entreprise qui se charge de l'exportation. L'exportation se fait par transport aérien, et les perles seront transportées par valise, par des hommes qui sont les "middle men". Ceux-ci vont ensuite revendre les perles à un commerçant qui va les mettre aux enchères lors des conventions ou qui va les vendre directement dans son magasin. D/ Vente finale des perles. - La vente finale des perles se fait à des conventions, qui se passent trois ou quatre fois par an. Ces conventions sont appelées des "foires". Les plus grandes sont la Convention de Las Vegas, la Convention d'Australie, et la Convention de Kyoto. Au cours des conventions, les perles sont vendues par groupe, en colliers, en bracelets, etc... Les perles peuvent aussi être achetées dans des magasins spécialisés.
Le Japon semblait être, au cours de l'histoire de la perliculture, un des plus grands centres perliers dans le monde. En effet, l'aquaculture perlière est une activité très importante au Japon. Cependant, depuis une décennie, la perliculture connaît une diversification sectorielle. Cette diversification fait en sorte que quatre nouveaux centres de la perliculture apparaissent: - L’Australie devient donc cultivatrice de perles blanches, ou les « White South Sea Pearls»;
La Polynésie française est sans doute le premier producteur de perles noires « South Sea » (Pinctada margaritifera), avec plus de 90% de la production du monde. La production polynésienne des perles représente 25% du marché mondial des perles (de toutes variétés). Bien que ces productions soient très importantes pour l'économie mondiale, elles sont encore plus importantes pour la Polynésie elle-même. Elles comptent, en moyenne, 50% des recettes d'exportations tous les ans. La Polynésie Française est non-seulement le premier producteur de perles noires, mais, depuis 1999, elle a aussi atteint le statut de premier exportateur, devant l'Australie.
Comme nous voyons dans le graphe et dans le tableau, l'exportation des perles brutes a été multipliée par environ 7 entre les années 1993 et 2011. En total, en 18 ans, la Polynésie a exporté plus de 166 000 poids de perles de brutes. La perliculture génère 5000 emplois dans plus de 800 fermes productrices dans 30 iles et atolls. La population polynésienne est d'environ 275 000 personnes et la population active compte 107 900 individus (en 2007). Nous en déduisons donc que la perliculture génère près de 5% des emplois dans la Polynésie Française en entier.Cette activité est donc vitale dans l'économie polynésienne. Accéder à la page suivante: Marketing et classification |
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